Guide Bettane & Dessauve - 2019

Homme de l'année - Michael Paetzold

Gault Millaud Paetzold 2019

MICHAEL PAETZOLD est né en Allemagne, tout près de la frontière française, à Sarrebruck.
Sa belle histoire, si importante pour le présent et le futur de la viticulture française, commence avec l'installation en France de ses parents, brasseurs, à Fontainebleau. Il y passe son bac français au lycée international puis fait ses études d'oenologie, élève de Pascal Ribéreau Gayon à Talence.
L'oenologie théorique ne le passionne pas, son tempérament le pousse à faire plus qu'à conseiller. Mais avec déjà l'amour du vin, et le rêve d'aider à conserver tout au long d'une vie périlleuse, jusqu'à la mise en bouteille, toutes les qualités du raisin de départ. Il construira donc des machines. Machines à filtrer plus intelligemment, puis à osmoser, toujours intelligemment, c'est-à-dire à enlever ce qui doit l'être, parce que cela perturbera, si on ne sait pas le faire, le vieillissement sous verre et donc, dès les premiers mois, la plénitude de l'expression d'un produit issu d'une longue année de travail à la vigne et au chai. Puis des camions pour transporter ces machines, afin de permettre à tous, qu'ils soient petits ou grands, par leur mobilité, d'avoir accès à ce progrès. Aujourd'hui on ne compte plus les crus, du plus prestigieux au plus modeste, qui partout en France confient à ses camions le soin d'embouteiller leur production.
Seconde étape, inévitable, en 2006. Michael s'installe vigneron, en Roussillon, à Bélesta. Inévitable parce qu'il lui faut l'expérience de faire du vin pour mieux comprendre toutes les difficultés liées à son élaboration et l'habitude de tous les gestes nécessaires pour les rendre encore plus précis, plus confortables, pour l'exécutant. Sans parler du défi de rendre hommage à un beau terroir méconnu et trop souvent défiguré par la maladresse des hommes. C'est en faisant son vin qu'il se rend compte de l'importance capitale d'une gestion idéale de l'oxygène pour conserver toute la beauté et la diversité des arômes et du fruit, sans les altérations habituelles que les gribouilles attribuent au sol. De là naissent ses merveilleuses nouvelles machines. « Deos » d'abord, qui permet d'oxygéner en douceur tous les vins en remplaçant l'oxygène pur des machines précédentes, qui brûle les molécules...